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2007

Simon et Simone achètent une maison avec quatre chambres.

2008

Au milieu d’une belle soirée d’automne, Simon et Simone décident qu’ils sont prêts à accueillir un enfant. C’est une évidence.

Arrêt de la contraception pour Simone, rendez-vous chez la gynéco. Simone ressort avec une ordonnance de prise de sang, d’acide folique et tout un tas de recommandations : bien laver les fruits et légumes, éviter fruits de mer et poissons crus, limiter l’alcool. Simone note tout consciencieusement dans un carnet.

2009 – Noces de coton de l’attente

Simone retourne voir la gynéco avec 6 mois de courbes de température sous le bras. Ce qui fait bien rigoler la gynéco : « on ne peut pas tout avoir tout de suite dans la vie, il faut apprendre la patience ».

Simone démarre de brillantes études de patience.

La gynéco prescrit toutefois un tas d’examens à Simone : prise de sang à des stades divers du cycle, échographie endovaginale.

Simone troque le carnet contre un gros dossier avec tout plein de sous chemises colorées en fonction du type d’examen.

Les résultats ne révélant rien d’anormal, il est évident que « c’est dans la tête que ça se passe », que Simone « doit se détendre », « ne plus y penser » et que « forcément, avoir un travail avec des responsabilités comme vous, ça n’aide pas ».

2010 – Noces de cuir de l’attente

Retour chez la gynéco qui prescrit un test de Huhner. Pour la première fois, Simon est mis à contribution. Le test ne révèle rien d’anormal.

Pour limiter la fatigue due aux trajets, Simone change de travail.

2011 – Noces de froment de l’attente

La gynéco estime qu’il serait temps d’aller en centre PMA. Simon et Simone se rendent au 1er rendez-vous avec plein d’espoirs et un dossier déjà bien épais.

La gynéco de la PMA prescrit des examens : des déjà connus et des nouveaux. Simon et Simone enrichissent leur vocabulaire. Premier spermogramme pour Simon. Première hystérosalpingographie pour Simone.

L’échographie révèle un polype qu’il convient d’enlever car susceptible d’empêcher toute nidation.

2012- Noces de cire de l’attente

Après x prises de sang et un rendez-vous avec l’anesthésiste, Simone se rend à l’hôpital pour faire enlever le polype. Patatras! Malgré une convocation en bonne et due forme, le service a oublié d’intégrer Simone dans le planning des opérations. Re-prise de rendez-vous. Les semaines passent. Polype enlevé. Pour rester discrète, Simone retourne au boulot dès le lendemain de l’intervention. Les effets de l’anesthésie générale ne sont pas dissipés, la tête tourne. Simone fait face.

Courrier de la PMA post-opération qui indique que le dossier de Simon et Simone est accepté.

Simone change de travail pour un environnement supposé moins stressant mais les trajets s’allongent.

2013 – Noces de bois de l’attente

Simone n’arrive pas à faire le deuil du bébé-couette et se cache pour pleurer tous les mois lorsque les règles débarquent. Elle se cache surtout la tête dans le sable pour ne plus penser à la PMA.

Retour au centre PMA. Les mois ayant passés, Simon et Simone doivent refaire les examens.

2014 – Noces de chypre de l’attente

IAC1 : échec

IAC2 : échec

IAC3 : échec

Simone encaisse, serre les dents, mais ne contient pas toujours les larmes.

Simon et Simone et changent de centre PMA. Il faut dire que c’était l’usine, que le médecin qui les suivait était bordélique à souhait, donc pas très rassurant, voire franchement inquiétant parfois. Du coup ils déménagent. Fin des trajets à rallonge pour Simone.

2015 – Noces de laine de l’attente

Nouveau centre, nouveau gynécologue, environnement plus serein.

Rebelote, il faut refaire tous les examens.

FIV1 : blocage au décapeptyl puis traitement au gonal

9 ovocytes fécondés – 4 embryons dont 2 transférés et 0 congelé – échec.

Une hystérosonographie montre un polype, une hystéroscopie est nécessaire pour ôter le polype.

Découverte d’une infection à l’occasion d’un prélèvement vaginal : traitement ad hoc à suivre.

lancement FIV2 fin novembre : blocage au décapeptyl puis traitement au menopur.

2016 – Noces de coquelicot de l’attente

début janvier : ponction de la FIV2, 6 ovocytes matures

4 embryons formés, 3 de mauvaise qualité

1 seul embryon transféré  – 1er taux à 63 puis diminution – échec – grossesse extra-utérine en mars mais non diagnostiquée par le centre PMA. Une vraie galère douloureuse.

Avril : un rendez-vous chez une gynéco réputée à Paris pour repartir sur de nouvelles bases.

La nouvelle gynéco se révèle d’une efficacité redoutable et fait sortir Simone de l’infertilité inexpliquée par la grande porte. Elle est une cumularde : endométriose + adénomyose + légère hypothyroïdie.

Août – septembre, c’est parti pour le traitement de la FIV 3 : provames puis traitement au pergoveris et orgalutran dans les derniers jours.

ponction miracle : 20 ovocytes, 15 fécondés, tous mis en culture prolongée, 5 blastos sont obtenus et congelés.

Octobre : pilule puis injections de décapeptyl pour calmer l’endométriose et l’adénomyose (mise sous ménopause artificielle).

2017 – Noces de faïence de l’attente

Février : lancement du 1er transfert d’embryon congelé (vitrifié en réalité).

mars : transfert, c’est parti pour les DPO … En reprenant le métro, Simone décide de nommer l’embryon Edgar (QUINET).

10 jours après : c’est positif ! Edgar s’accroche !

4 jours après : le taux est bien monté ! Edgar tient bon !

2 jours après : le taux a bien grimpé. Fin des dosages, écho de contrôle avec le Dr Espoir à suivre pour vérifier que tout se passe bien.

1er avril pas drôle : pertes associées à des douleurs abdominales. Un passage aux urgences s’impose. L’échographie montre que Edgar est au bon endroit et qu’il a une activité cardiaque. Énorme soulagement mais l’angoisse liée aux pertes reste bien présente.

début avril : échographie avec le Dr Espoir à 7 SA + 4 – Edgar est toujours là !

début mai : échographie avec le Dr S. qui suivra désormais la grossesse (ça y est, on a le droit d’utiliser ce mot ?!) à 12 SA tout pile – Edgar bouge beaucoup !

Début juin : les résultats du tri-test font apparaître un risque de trisomie 21 de 1/310 soit supérieur au seuil de 1/1000. Simone est donc orientée vers le Diagnostic Prénatal Non Invasif. Les jours précédents le résultat sont longs et douloureux, Simone perd confiance en elle. Finalement, le diagnostic est négatif (c’est donc une bonne nouvelle).

Mi-juillet : l’échographie morphologique du second semestre ne détecte aucune anomalie. Simone commence à y croire et à se détendre.

Mi-septembre : l’échographie du 3ème trimestre montre que tout va bien. Simone se sent sur son petit nuage.

A mi-parcours, prenez le temps de consulter un ou deux autres médecins, même si vous trouvez votre équipe géniale et que vous avez pleinement confiance et de vérifiez si tous les examens qui doivent être menés à ce stade l’ont bien été. Vous trouverez ici une liste des examens possibles.

 

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