Un sujet délicat et finalement point encore abordé jusqu’à présent sur ce blog nonobstant son thème, j’ai nommé : les enfants.

Pim, pam, poum. Le mot interdit est lâché.

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Parce qu’à force de gober des cachetons et de se trouer la peau pour espérer obtenir des gamètes en bonne forme, des embryons de qualité et une accroche qui dure plus de 15 jours, on oublierait presque que l’objectif de toute cette plaisanterie est d’avoir un… enfant !

Je vais parler ici de l’éducation des enfants en général, pas spécifiquement du maternage et des soins donnés au petit bébé qui vient de naître.

Avant même d’arrêter la pilule (il y a plus de 8 ans donc), j’abordais déjà régulièrement le sujet du désir d’enfant(s) et de leur éducation avec Simon. Ce sujet m’a toujours intéressée : comment guider un petit être dont je serai la mère, comment l’armer au mieux dans la vie, comment le rendre heureux et accompli.

Au début de nos essais nous discutions souvent sur le mode « quand nous aurons des enfants, nous ferons comme ceci ou comme cela dans telle ou telle situation ». Ces discussions prenaient d’autant plus de chair que notre liste de prénoms est à peu près dressée depuis plusieurs années.

Puis, au fur et à mesure des échecs, cette source de discussion s’est tarie. Ce n’est pas très pratique de parler avec une boule dans la gorge, on risquerait de mal se comprendre. Durant de longs mois, le sujet peut n’être jamais abordé. Puis, parfois, quand l’espoir renaît, nous y faisons quelques allusions, même de très loin. Un de « nos » prénoms lâché à la radio fera l’objet d’une caresse appuyée sans mot dire. La vue d’une famille harmonieuse rapprochera nos mains. Nos pas ralentiront imperceptiblement devant la devanture d’un magasin de jouets en bois.

Depuis que nous avons 5 pingouins sur la banquise, nous nous autorisons à échanger quelques phrases sur un éventuel enfant qui pourrait naître. Enfin, surtout sur le mode de l’humour pour ne pas donner trop de sérieux à nos projections.

Nous avons plus ou moins les mêmes réactions face aux méthodes éducatives qui sévissent dans notre entourage. Sans trop intellectualiser la chose, nous nous retrouvons sur le combo : socle de valeurs de base + liberté d’explorer et de grandir sans avoir les parents sur le dos en permanence. En réalité, c’est ainsi que nous avons été éduqués nous-mêmes.

Évidemment, en tant que nullipare, je ne suis absolument pas considérée comme étant qualifiée pour donner mon avis sur le sujet dans les conversations. Comme on me l’a déjà rétorqué : « c’est bien beau, ce que tu dis, mais tu verras, avant d’avoir des enfants, on a des principes et après… on a des enfants ». Voilà, voilà. Donc à ce train là, si on ne peut causer que de ce qu’on connaît, on va se concentrer sur le temps qu’il fait plutôt que sur le temps qui passe.

Nonobstant mon infertilité, j’ai quelques intuitions.

Au risque de choquer, les modes de la bienveillance, de la parentalité positive et de Montessori à toutes les sauces me font au mieux, bien rigoler. Je trouve qu’il y a tout un commerce qui se développe autour de tout ça qui vient complexifier inutilement les choses. Plus profondément, je ne suis pas non plus certaine que cela rende service aux enfants en les mettant face à une « liberté » qui n’est pas toujours de bon aloi. J’ai des exemples assez terribles dans mon entourage : point de contrainte sur la merveille, pas un mot plus haut que l’autre envers le miracle, tout est permis pour junior le génie.

La vie en société, c’est aussi des contraintes que l’on se donne en pleine conscience pour justement être plus heureux. Je pense important d’offrir un cadre à un enfant. Et poser un cadre, suppose d’intervenir pour que les limites ne soient pas franchies. Et l’intervention en question ne peut pas être en permanence être sur le mode : « Ben alors Choubidou, c’est le 5ème vase que tu brises, je trouve important que tu fasses ton expérience, pourrais-tu envisager d’arrêter ? Ah ben de toute façon, il n’y a plus de vase… ». Paradoxalement, ces parents là sont toujours sur le dos de leurs enfants en mode « hyper-éducation » et ne leur laissent pas tant que ça mener leurs propres expériences.

Certains parents de mon entourage ne posent AUCUNE limite à leurs enfants et sont en train de fabriquer de futurs adultes malheureux. L’éducation et le savoir doivent aussi être transmis, tout n’est pas inné, il y a une grosse partie d’acquis qui DOIT être transmise.

En clair, je suis pour poser un cadre en explicitant les limites à ne pas franchir. Et pour le reste, je prône une grande liberté à l’intérieur de ce cadre : liberté d’expérimenter, de se planter, de casser, de se salir, de tomber, de se relever tout seul, etc. Nous avons un couple d’amis proches qui élève leur deux enfants dans cet esprit et je m’y retrouve complètement.

Mon enfant ne sera(it) ni mon élève, ni ma chose, mais un adulte en devenir à qui il faut donner les clés de sa liberté.

Les années d’attente m’ont-elles changée sur le plan des valeurs éducatives que je souhaite transmettre ? Si un jour, je devais connaître le bonheur d’être mère, je voudrais éviter que la galère connue pour y parvenir déteigne sur l’éducation du rejeton. Le risque est de trop le couver, de ne pas le laisser respirer tout un lui laissant tout passer. J’ai aussi bien conscience que la place de parent est très difficile, de plus en plus j’ai l’impression.

Voilà mes quelques intuitions de nulle y part infertile, puisse l’avenir me laisser l’occasion de me confronter à la réalité.

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44 commentaires sur « J’élève mon pingouin »

  1. Si avec ça DNLP est pas convaincue que tu feras une bonne mère… (moi je l’ai compris depuis longtemps)
    Les éducations à la mode perso ça m’intéresse pas du tout et j’essaie même pas de savoir comment ça fonctionne. Ma façon d’éduquer est juste instinctive. Et je suis d’accord avec toi sur le fait qu’un enfant à vraiment besoin d’un cadre. De toute façon il lui sera imposé par la vie en société (école…)

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  2. Nous fonctionnons que madame ourse et je me retrouve totalement dans ton discours.
    Pour ma part, je pense que le pb est l’excès et suivre une méthode à la lettre.
    On a tous des choses pour lesquels on n’arrive pas à passer outre (nous c’est le sommeil et la politesse, je n’arrive pas à coucher mon 3 ans tard même si c’est la fête 10h cest l’extrême limite. Et ces articles qui nous disent qu’il ne faut pas obliger un enfant à dire bonjour moi je n’y arrive pas) sinon un peu de souplesse et de bienveillance.
    Il faut faire avec ce qu’on est. Et puis avoir des parents trop parfaits qui ne s’énervent jamais, ne serait ce pas déstabilisant. Est ce ça l’humain un être sans émotion ?

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  3. C’est un bien beau programme, je te souhaite qu’il puisse s’exercer bientôt 😻 Quant aux principes qui disparaîtraient avec l’arrivée d’enfant, je pense que tu es bien trop forte pour être concernée 😉

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  4. Simone : je t’aime. Tes pingouins ils ont bien de la chance et je leur souhaite de vite rejoindre ce cadre ludique et bienveillant. Quant aux modes Montessori, Fillozat, laxisme déguisé, « Deuzans » (Rha rien que le mot…), clichés et autres bullshit… Jsuis pas fan non plus (nonobstant mon respect hein). Des gros bisous et mes doigts bien croisés, toujours.

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  5. Dire non à son enfant c’est lui dire je t’aime!
    Je me retrouve dans ta description d’éducation, faut dire que j’ai le petit garçon qui va bien 😉
    Alors DNLP tu laisses Simone tranquille,OK? Elle a assez donner dans les coup de p#t# naturelle.
    Moi je vote pour 2017 Simone Maman !
    Il est important d’avoir un « plan » éducatif en amont même si une fois le lardon ici on s’adapte! Rien est figé.
    Des bisous et du courage ❤

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  6. Si cela cela ne convainc pas les petits pingouins de s’accrocher! Ce qui est sur c’est qu’avec nous les infertiles les enfants sont désirés, attendus, réfléchis et j’aime à penser que cela fera de nous de meilleurs parents. BiSous

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  7. Pour ma part je pense qu’il n’y a pas 1 éducation. Il faut une base commune aux 2 parents et ensuite on s’adapte à chaque enfant. J’ai mes convictions mais je tâtonne, je me remets en question régulièrement quand finalement je vois que quelque chose ne fonctionne pas avec mon fils. A mon sens tu as tout ce qu’il faut: une base en accord avec le papa et une ouverture d’esprit pour t adapter en fonction des expériences de ton enfant. Il n’a plus qu’à arriver, je pense qu’il est grand temps que la tour tourne dans le bon sens….

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  8. avant, on avait des principes, et puis apres, on a fait des FIVs… J’avais lu quelques etudes socio sur l’education qui est donnee aux enfants PMA, et j’ai un peu peur de m’y retrouver…
    Bref, j’espere que tu vas pouvoir bientot mettre tout ca en pratique, c’est pas tout ca mais t’as 5 pingouins qui t’attendent !

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  9. Ce qui est sur c’est qu’on s’adapte! J’ai été extrêmement surprise je dois dire de découvrir que dès tout petit un enfant a son caractère affirmé…avec lequel il faut composer. Nonobstant, Hardie dit s’il te plait et merci (enfin l’équivalent car elle articule pas tout au top!!) et ça par exemple ben c’est pas une question de caractère mais d’éducation!! Vivement que tes petits pingouins te permettent de mettre en oeuvre ton programme!

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  10. Je te souhaite de mettre très bientôt tes jolis principes à l’épreuve.
    Au passage, je suis tout à fait contre l’idée que quelqu’un qui n’a pas d’enfants n’est pas qualifié sur le sujet de leur éducation – comme toi je m’y suis intéressée depuis très très longtemps, ai lu pas mal de livres de Dolto ou autres (enfin, ça c’était avant la PMA, quand j’étais jeune et naïve, il y a bientôt 20 ans…). Et je peux d’autant plus te le confirmer aujourd’hui que j’ai la chance d’avoir une petiote: je ne suis pas mieux placée que toi aujourd’hui pour avoir un avis sur l’éducation, vu que chaque enfant est très différent, mon expérience est extrêmement partiale et pas du tout représentative de ce qui peut s’appliquer à d’autres autour de moi (du coup je trouve que donner des conseils ou des avis à d’autres est toujours un exercice extrêmement délicat).
    Dans l’ensemble, je suis tout à fait en phase avec ce que tu dis, si ce n’est que je trouve les approches éducatives de type Montessori intéressantes – pas dans l’extrême et dans la version mode qui se répand un peu partout (c’est comme tout, il faut savoir garder une certaine mesure), mais dans l’idéal j’aurais aimé mettre ma petite dans une école qui soit davantage axée sur l’individu et moins sur le fait de rentrer tous les enfants dans un même moule. Mais l’idéal coûte cher et elle est plutôt bien tombée côté option classique.
    Il y aurait bien des choses que j’aurais envie de dire en réaction à ton article – c’est un sujet qui m’inspire particulièrement. Un jour prochain peut-être, autour d’un champomy, pour fêter ton ventre rond. En tout cas l’influence des années d’attente n’est pas forcément négative. De mon côté, je ne crois pas couver plus que je ne l’aurais fait, mais j’ai davantage conscience du miracle de sa présence au quotidien, c’est surtout ça la différence.

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    1. Ma chère Kaymet, je me permets de rebondir sur la fin de ton commentaire pour répondre à Simone : bien que je n’ai pas attendu mon H. aussi longtemps que toi ta puce, loin de là, je pense ressentir les choses comme toi, ayant vécu tout de même l’horrible incertitude de ne jamais être mère … « je ne crois pas couver plus que je ne l’aurais fait, mais j’ai davantage conscience du miracle de sa présence au quotidien, c’est surtout ça la différence » … ❤

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  11. Oui, bien d’accord avec vous… et on ne peut pas me reprocher d’être idéaliste, puisque j’ai un enfant. Adapter tout l’environnement à l’enfant, c’est bien super effectivement, mais ça ne le prépare absolument pas à la vie en société… Ayant lu quelque bouquins sur l’éducation Montessori et l’éducation bienveillante, je trouve qu’on tombe dans un autre travers : celui de la culpabilisation de parents, jamais assez bienveillant et toujours responsables.

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  12. Ici j’ai découvert Montessori, pour ce que cette méthode a été crée, c’est à dire des enfants avec des handicaps plus ou moins importants, physique ou moteur. Alors ça me fait bien rire quand on me parle de Montessori, & cie pour des enfants en parfaite santé. On en parle souvent avec la kiné de ma fille, et elle en rit beaucoup aussi. Comme tu le dis si bien, on fait commerce de tout maintenant….
    Je pense que le plus important dans la parentalité c’est de s’écouter, se respecter, pour pouvoir donner aux enfants les valeurs qui nous tiennent à coeur, et être à l’aise avec notre façon d’élever nos enfants, plutôt que d’écouter un livre…

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  13. Entièrement d’accord avec toi ! Pour avoir vu les ravages faits par ce genre d’éducation hyper-laxiste sur les collégiens, j’espère avoir le courage de ne pas plonger dans ce genre de chose pour Ptite Costaude !
    Et je te souhaite de pouvoir bientôt expérimenter tes bonnes idées éducatives très vite ! 😉
    Plein de bisous

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  14. Tout à fait comme Mme Ourse : on fonctionne à l’instinct avec mon Mari, je pense même qu’on a franchement jamais parlé avant d’avoir des enfants de comment on les élèverait (et on aurait eu le temps vu que cela faisait près de 14 ans que l’on était ensemble quand notre H. a débarqué) … Du coup, je suis même incapable de dire dans quelle « case » se trouve notre non-méthode d’éducation … En fait, je ne vois même pas comment on peut faire autrement que fonctionner à l’instinct quand on a son premier enfant, c’est tellement nouveau, tout est à apprendre, et tout évolue de mois en mois au début, voire d’un jour sur l’autre lol. Ou alors on est moins bon que certains … 😉
    Bref, je conclus par le plus important : j’espère que vos pingouins savent la chance qu’ils ont de vous avoir, et qu’au moins un va s’installer très bientôt pour 9 mois puis pour au moins 30 ans (ben oui, avec la société actuelle, il paraît qu’on aura tous des « Tanguy » – si tu connais le film) … 🙂 ❤

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  15. Alors tout d’abord, tu es tout autant qualifiée que quelqu’un qui a des enfants pour avoir un avis.
    Avant j’osais pas trop donner mon avis car je me disais, tu sais pas ce que c’est en vrai, tu projettes. Ben maintenant que j’ai moufflet, enfin un génie sublime, je maintiens tous mes points de vue sur l’éducation de la mienne et de ceux des autres. Après avec un bébé, l’éducation, c’est un bien grand mot, je pense que ça vient plus tard, pour l’instant on se limite à interdire ce qui est dangereux.
    Ce qui a peut-être changé, c’est mon point de vue sur moi et comment j’allais être mère après la PMA. La PMA n’influe pas vraiment finalement sur la façon dont on est parent alors qu’au contraire je pensais trainer des casseroles. Je les ai trainées pendant la grossesse, mais pas une fois le génie sublime arrivée en bonne santé parmi nous.
    J’espère que tes pingouins pourront bientôt profiter de ton éducation et de ta culture.
    Bises

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  16. Je suis à 100% d’accord avec toi. Notre rôle est de préparer l’enfant à devenir un adulte inséré dans la société, et celle-ci a des règles. Comme toi je vois souvent (de part mon boulot de prof) le résultat d’une éducation sans limites… Et bin, crois-moi c’est pas beau à voir. Les enfants ont besoin d’un cadre, en faite c’est ce qu’il y a de plus rassurant. Et même si on est pas « éducation bienveillante » ça ne veut pas dire que nous sommes malveillants, bien au contraire! Je ne sais pas si tu passes faire un tour de temps en temps sur mon petit-blog-tout-neuf, mais j’y parle souvent éducation et de nos « trucs » à nous pour élever notre Bébou. J’espère que tu feras de même quand tu auras eu ton (ou tes) petit(s) pingouin(s). Longue vie à ton blog Simone! (Euh… « Simone dans le train » ça te va comme nom post PMA?)

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  17. Bravo pour cet article pas facile à écrire quand on est encore qu’au stade pingouin sur la banquise.
    Je partage tout à fait ton point de vue sur les méthodes éducatives en tout genre qui fleurissent. ici on n’ a rien lu et on n’ a jamais vraiment parlé de ce qu’on veut faire comme éducation. on découvre au fur et à mesure et parfois on fait des choses différentes avec puminou. c’est pas plus mal.
    J’avais un peu mon idée sur le fait de mettre des limites et aussi de lui laisser des libertés pour faire ses expériences comme tu l’as dit. Finalement on fait à l’instinct et c’est pas plus mal. Cadeaute a l’air heureuse et épanouie et nous aussi. Le risque de vouloir appliquer absolument une méthode est de se brimer soi même je trouve.

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  18. Ahhhh ma Simone.. (je m’autorise maintenant que tu commences à me connaitre vu que je traine souvent par ici…) tu as assez bien dépeint le tableau je dois dire. Déjà, moi aussi ça m’énerve de ne pas pouvoir donner mon avis sur un sujet sous prétexte qu’on ne l’a pas vécu. J’ai été longtemps nullipare moi aussi, avec des petits dans mon entourage, et il y avait pleins de situations qui m’énervaient mais je ne m’autorisais pas à donner mon avis.. et puis quand on parlait avec le futur papa on était plutôt d’accord sur le « comment on aurait fait ». c’était rassurant…. Après on est pas toujours d’accord, mais on en parle beaucoup, et j’arrive souvent à lui faire entendre raison ( gniark gniark) Bien sur tu devras (moi j’ose parler au futur, si toi tu n’oses pas) t’adapter en fonction du petit être qui sera en face de toi. Rien que moi avec mes 2 enfants qui ont des caractères opposés, je ne fais pas de la même façon (enfin sauf sur les grands principes bien sûr) entre une qui plane a 15000 kms de la terre et l’autre qui nous demande si on a pensé à fermer la porte le soir à 8 ans, on a pas les même profils on va dire. Concernant tout se battage autour de la bienveillance, j’ai quand même l’impression que les gens prennent un peu ce qui les arrange la dedans. Pour moi surtout l’important c’est de ne pas leur crier dessus à tout bout de chant, mais ça ne veut pas dire qu’il faut les laisser faire leur propres expériences en toute circonstances ! évidemment qu’il faut poser les limites. La différence avec les années 40 c’est qu’aujourd’hui on leur explique, plutôt que de poser juste un non. (encore que parfois juste un non, c’est suffisant) bref, leur laisser la liberté de tout, c’est du grand n’importe quoi, je suis bien d’accord. On est là pour en faire des adultes épanouis et qui trouvent leur voie. Et qui doivent devenir autonomes. Allez Simone, je continue d’envoyer des ondes pailletées avec des licornes arc en ciel, puisque c’est tout ce que je peux faire derrière mon petit clavier. Mais j’y crois, parce que quelqu’un comme toi a le devoir de transmettre ses gènes. Bon sinon, tu pourrais pas te présenter aux présidentielles ?? steuplait ?

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  19. Aaaah le fameux « avant on a des principes, après on a des enfants », je me le suis mangée pas mal de fois celui-là (enfin, surtout Pilou car il a une plus grande G* que moi)! « Nonobstant », il me plait de penser que mon enfant n’aura pas besoin de beugler pour s’amuser, et sera capable de dire bonjour, svp, merci et au revoir lorsque cela s’avèrera nécessaire… et je suis certaines que tes pingouins bénéficieront de toute votre sagesse à Simon et toi, pour qu’ils puissent s’épanouir et devenir des pingouins adultes respectables et respectés. Non mais!

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  20. Je pensais exactement comme toi à savoir que l’on pouvait très bien avoir un avis sans pour autant être parent et qu’il pouvait être intéressant de réfléchir en amont à l’éducation qu’on souhaitait donner à son enfant pour se donner un cadre. Ca ne fait que 5 mois que je pratique donc il faudra en reparler dans plusieurs années, mais pour l’instant je remercie mon moi d’avant d’avoir intellectualiser la parentalité parce que ça m’a déjà permis plusieurs fois de prendre de la hauteur, de m’arrêter soudainement en me disant « mince mais est-ce que je ne serais pas en train de me faire tyranniser? » et d’accepter certains regards extérieurs (je dis quand même « certains » parce que les RALC ne sont pas seulement réservées aux infertiles).
    Et je te rejoins complètement sur les enfants sans cadre d’aujourd’hui qui seront les adultes malheureux de demain. On le perçoit déjà beaucoup en entreprise.

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  21. Parfois je pense qu’au contraire, ce sont ceux qui n’ont pas d’enfants qui ont le recul nécessaire pour dire ce qui semble le plus judicieux.
    Je suis d’accord avec toi. Un équilibre entre bienveillance et cadre me semble approprié. Vivement que tu mettes en pratique 🙂

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  22. Une éducation bienveillante (mais je sais que tu n’aimes pas ce terme, tu l’as déjà expliqué ) ne signifie pas laxisme. Et les limites sont importantes même dans la bienveillance. Chaque parent à les siennes. Et des enfants élèvés dans l’amour, le respect des autres et de soi, le respect des règles sans violence ne sera pas un enfant malheureux. Vous fairez à votre façon et ça sera la votre. Et même sans lecture tu as déjà bien réfléchi à la chose. Et tu as toutes les qualités et capacités a eduquer ton enfant sans aucun doute. Avant d’avoir des enfants je partageais ton avis à 100%. Maintenant je suis une addict de montessori ( je n’ai pas tester les.autres pedagogies 😃😃) car ma fille a pu pendant 2 ans etre dans un kindergarten montessori à Vienne jusqu’à cette année et que j’ai vu les bienfaits sur elle. Et non les enfants de son école n’étaient pas des tortionnaires égoïstes mais tout l’inverse. Contrairement à la majorité des écoles montessori en France celle ci n’était pas réservée à une élite. Elle etait accessible financierement a toutes les catégories sociales. Apres y a toujpurd des charlatans… Bref c’est un sujet qui me touche, je bouquine à fond ça m’aide à trouver des solutions mais chacun fait comme il peut. Et ca touche forcement tous les parents ou presque y a qu’à voir le nbre de commentaires 😆.De se poser des questions sur l’éducation à aussi remuer bcp de choses sur ma propre éducation… pas toujours folichon finalement et je comprends mieux maintenant le manque de confiance en moi. Bref je t’envahie avec mon blabla 😃 et je ne suis pas très claire dans mes idées mais c’est pour ça que j’aime bouquiner filliozat, gueguen et autre catherine dumontheil kremer, car sans forcément suivre à la lettre car ça m’est impossible ça me permet de réfléchir sur mes actes et ma façon d’agir et pourquoi.. Rien que ça c’est intèressant. C’est de l’Hypereéducation sans doute… et en même temps ça me remplace des séances chez le psy. 😃😃 Pour conclure là où je suis moins tolérante c’est sur la violence faites aux enfants…
    Je te souhaite du fond du coeur de pouvoir éduquer ton enfant très bientôt.

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  23. Oh cette phrase de principe avant et enfant après ! Bouououh que je la déteste et toutes ces expressions pourries qui te font penser que les paaaarents tu vois, être paaaarent tu comprends c’est teeeellement …….
    Gardes les tes principes, il faut en avoir c’est la base de toute éducation quoiqu’en disent les fameux paaaaarents.

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  24. Eh ben dis-donc Simone, t’as lancé un sujet qui fait réagir ! C’est bien qu’avec ton Simon vous soyez sur la même longueur d’ondes, je crois que c’est dejà le plus important pour un enfant …
    Ici j’avoue qu’une fois qu’on a su qu’on aurait la chance d’être parents, notre réaction à ete de dire « c’est pas parce qu’on l’a tant désirée qu’on en fera une princesse !  » et je crois qu’on est plus strict finalement de bien d’autres parents ! Comme toi de la bienveillance dans un cadre ferme … enfin on essaie !
    Hate de te voir expérimenter tout ça et avec 5 pingouins, la famille nombreuse est pas loin !

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  25. Mais de quoi se moqueraient avant autant de plaisir les nullipares s’ils ne côtoyaient pas des parents dont l’éducation rend leur progéniture détestable ? 😉
    J’avais assisté à la conférence d’un pédopsychiatre sur le remplacement de l’autorité par la séduction dans les méthodes d’éducation. Très intéressant. Je dois avoir un lien de cette conf. Je vais tenter de la retrouver. Bisous 💜

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  26. C’est un sujet sur lequel depuis toutes ces années nous avons eu le temps de réfléchir et j’ai même cru au début ne pas vouloir d’enfants en voyant comment ceux des autres étaient élevés. Dans la vie de tous les jours comme je travaille en milieu scolaire je lutte auprès de mes collègues pour que l’enfant fasse ses propres expériences et qu’il apprenne à se relever tout seul. J’aurais adoré avec ma moitié lui transmettre nos valeurs pour qu’il puisse être un futur adulte autonome et responsable qui puisse assumer ses choix. Je te souhaite de tout coeur tout ce bonheur

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  27. Bien sur que tu peux parler éducation. C’est un vaste sujet qui doit être enrichi par des débats, des idées. Tes ‘intuitions’ apportent beaucoup la preuve par les nombreuses discussions sur ton article. La phrase ‘avant… maintenant’, je ne l’aime pas mais la comprend. Parfois la fatigue d’une journée boulot et tout explose, tu t’en veux mais voila les principes c’est pas toujours simple à appliquer. Il y a l’enfant, son caractère, sa journée à prendre en compte mais aussi l’histoire, le vécu des 2 parents. Comme tout, ça se construit en tâtonnant car c’est de ‘l’humain’ et pas une science exacte. Moi j’essaie un cadre de respect des autres et l’empathie. Je déteste la phrase ‘une bonne claque n’a jamais fait de mal à personne’ …Non elle soulage surtout celui qui la donne! Quand à la PMA et au fait du surproteger. Oui peut être que je surprotège mon fils et lui fait plaisir des que possible mais ça n’empêche qu’il a des règles aussi. En tous cas, les pingouins n’hésitez pas à vous installer chez Simone et Simon. Vous aurez des parents qui ont des principes, de la culture, et une maman avec une don pour l’écriture et qui doit raconter de très belles histoires le soir. Ma fois ça semble accueillant comme foyer non?

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  28. Je pense aussi qu’on peut avoir des idées sur l’éducation des enfants en étant nullipare et heureusement ! Bon, c’est vrai aussi que parfois, une fois l’enfant là, on s’adapte. Par exemple, j’espérais ne pas donner de tétine à Zébulette et elle en a une ;-). Et vous faites bien d’en discuter avec Simon car c’est mieux d’avoir réfléchi à plein de choses avant et de se mettre d’accord. On se l’était interdit et ça peut être compliqué maintenant…
    Par contre, je suis d’accord avec Kaymet et La chanceuse, on donne aussi un cadre et des limites avec Montessori. Je suis une adepte de cette pédagogie dans ma classe (je suis maîcresse!) mais pas que (Freinet également). Je m’en inspire beaucoup pour donner de l’autonomie aux élèves et favoriser la coopération entre eux. Bien sûr, c’est devenu à la mode pour le grand public et certains en font n’importe quoi et surtout mauvais usage… Des bises Simone.

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  29. 👏👏👏 Du grand art Simone cet article !
    Charmant et moi discutons souvent d’éducation, surtout après des moments partagés avec des amis et leurs enfants. Et souvent en nous disant que nous ne ferions pas pareil… Ma sœur est à fond dans la bienveillance, certains amis dans un lâcher prise total quand d’autres n’autorisent pas un pas de travers à leurs enfants chéris.
    Je te rejoins assez en fait sur ma conception de l’éducation, avec mon œil de nullipare bien sûr et ma petite expérience d’animatrice en colonie de vacances.
    Et je nous souhaite à toutes de pouvoir mettre à l’épreuve nos principes !
    Bisous

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  30. Je me permets d’intervenir sur ce post, alors que je ne suis pas pmette… Loin de moi l’idée de dire qu’on ne peut pas avoir d’idée éducative tant qu’on n’a pas d’enfants. Évidemment qu’une fois confronté à « la chose », on ne réagit pas toujours comme on le voulait/pensait, mais on a toutes et tous des idées à ce sujet, a priori (et heureusement!). C’est bien d’avoir des principes, ne serait-ce que pour y déroger ! 😉
    Juste pour me permettre de dire que la « bienveillance » n’a rien à voir avec le laxisme. L’éducation positive devient « à la mode » : tant mieux et dommage à la fois. Tant mieux car oui, il y a un réel atout par rapport à la « violence éducative ordinaire ». Dommage car comme tout concept, à force d’être vulgarisé (au sens noble du terme), il est un peu galvaudé.
    En très très très résumé, accepter les émotions de son enfant ne veut pas dire renier à ses propres besoins d’adultes ni tout autoriser, loin, très loin de là. Si on s’intéresse à ce sujet, il me parait important de lire quelques auteur.e.s et pas seulement les raccourcis.
    Un peu comme dans un article où tu parlais de bienveillance et de condescendance… ce n’est pas la même chose.
    Je vous souhaite à toutes très fort de pouvoir vous confronter à la pratique et pas seulement à la théorie !

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  31. Chère Simone, merci d’avoir ouvert le débat sur ce sujet très intéressant. Je te rejoins évidemment ainsi que de nombreux commentaires sur le fait que ce n’est bien sûr pas parce que l’on n’a pas (encore) d’enfant que l’on ne peut pas avoir d’idées sur leur éducation. Pour ma part, si j’ai pour le moment raisonné de manière très empirique, en général en réaction à ce que j’observe autour de moi, je pense me documenter dans les prochains mois sur le sujet pour avoir un cadre de réflexion un peu plus précis et être à même de mieux anticiper pour la suite (si tout se passe bien…). Je crois qu’il y a du bon à prendre un peu partout, y compris dans les pédagogies type Montessori, dès lors que l’on ne tombe pas dans le dogmatisme. Quant à la parentalité positive, tout dépend de ce que l’on met derrière. Voilà ce qu’en dit le Conseil de l’Europe : « La parentalité positive renvoie à un comportement parental qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits, comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui prend aussi en compte les besoins et les ressources des parents. Les parents qui agissent ainsi veillent au bien-être de l’enfant, favorisent son autonomie, le guident et le reconnaissent comme un individu à part entière. La parentalité positive n’est pas une parentalité permissive : elle fixe les limites dont l’enfant a besoin, de manière à l’aider à s’épanouir pleinement. La parentalité positive respecte les droits de l’enfant et favorise l’éducation dans un milieu non violent ». En tous cas, l’éducation des enfants est à n’en pas douter une vaste problématique ;). J’espère que tu vas un peu mieux côté ménopause etc… Bises

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  32. Arf. Ici je vis à Québec pour deux ans encore avec ma petite née en juillet. Et je me retrouve pas du tout dans le mode d’éducation d’ici. C’est à fond dans ce que tu dis. Résultats ils sont tous assez malélévés (au début après il semble que ça se régule) et les parents n’ont aucune vie. Et après on se demande pourquoi leur natalité est aussi faible ! La pression pour être un parent parfait est très forte. J’ai pas eu l’impression qu’il y avait ce phénomène en France et c’est tant mieux. Vous me manquez les françaises :-).
    Quant à toi Simone, je te souhaite des beaux enfants pingouins pour tout bientôt et oui vous avez raison d’y croire, c’est même important !!

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