Choses promises, choses dues, je vous donne quelques nouvelles des énergumènes qui m’ont bien pollué la vie ces derniers temps. J’ai nommé le furoncle sanguinolent de mon boulot et les affreux de mon ancien centre PMA qui ont fini par répondre à notre plainte. Mais il fallu leur forcer la main. Comment ? Vous le saurez en lisant ce billet pardi ! (vous le sentez bien le teasing là ?).

trash cans for garbage separation
Comme me disait mon pote Jean-Jacques l’autre soir : « Plus l’intérieur se corrompt, plus l’extérieur se compose ».

Démarrons par ma purge du boulot, ma sangsue purulente, mon prurit moisi, bref l’affreuse bonne femme dont je vous ai décrit les faits d’armes ici.

Cette garce a écrit avant les vacances un courrier à mon chef à trois plumes pour se plaindre de moi.

(note de l’éditeur : insérer ici des rires gras à gorges déployées)

J’ai donc dû constituer un dossier pour ma hiérarchie pour expliquer en quoi cette cabale était infondée, ce qui fut très aisé (et assez plaisant au final car comme j’étais publiquement attaquée, je pouvais sortir sans culpabiliser mes dossiers contre elle…gniark gniark gniark).

Bref, elle fut reçue par mon très estimé chef qui fut atterré du spectacle et a fait le tour du problème en 5 minutes… Sa description dudit rendez-vous fut jouissive (mais en femme bien élevée, je ne laisse pas libre court à mon plaisir devant ma hiérarchie).

Donc le constat est partagé : elle est cinglée. Son chef à trois plumes à elle, l’a dit depuis à mon chef à trois plumes à moi. Donc cela fait 6 plumes, si vous comptez bien. Et c’est énorme 6 plumes. Et non, je n’irai pas au bout de l’idée que vous voudriez que je développe de ce qu’elle pourrait faire avec 6 plumes. (Z’êtes franchement crades mes lecteurs).

La semaine dernière, j’avais mon rendez-vous de rentrée avec cette raclure de bidet. J’ai quand même rêvé d’elle la nuit d’avant. Genre, elle était tellement pénible que je me mettais à poil devant elle en réunion pour la faire taire mais qu’elle continuait quand même avec sa diarrhée verbale.

Faut-il tout faire pour réaliser ses rêves ? La réponse est clairement non.

Le rendez-vous a duré 1h30. 90 minutes. La durée d’un match de foot sans mi-temps et sans prolongations. C’est long. Durant tout ce temps, j’ai tenu ma stratégie : faire semblant de l’écouter en traitant mes mails (je prends des notes sur mon ordi portable). Puis, lorsqu’elle me laissait la parole, je parlais tout bas tout bas et suuuupeeer leeenteeemeent. Elle était obligé de se la boucler pour m’écouter. Au final, c’était moins pénible qu’avant comme rendez-vous. Je vais maintenir cette stratégie pour les mois qu’il lui reste à faire.

*****

J’en viens maintenant aux affreux de mon ancien centre PMA qui n’avaient jamais répondu sur le fond à notre courrier de plainte sur la non prise en charge de la GEU.

Si vous avez loupé les épisodes précédents, vous pouvez reprendre le fil en cliquant sur les liens ci dessous :

Se plaindre…mode d’emploi

Lécher avec application et veiller à ne pas tomber fin fous

Le jour où je parle de la charcutière au médiateur de l’hôpital

Faire-part à la janus bifrons

Comme nous n’avions toujours pas de réponse, nous avons fini par activer l’Agence Régionale de la Santé sur notre cas afin qu’elle pèse sur l’hôpital.

L’ARS nous a répondu en substance que l’hôpital avait pris « l’entière mesure des éléments signalés » et que « il s’en excuse ». Dont acte. Restait à recevoir les excuses de l’hôpital.

Nous avons reçu un long courrier fort indigeste, rempli de contradictions et d’erreurs factuelles. En somme : la GEU est une grossesse naturelle (appelez moi Vierge Marie et non plus Momome siouplé) mais de toute façon la GEU ça arrive souvent après les FIV. L’hôpital dit avoir été informé de ma GEU à une date antérieure à la prise de sang qui m’a fait courir aux urgences. Soit ils sont très forts, soit ils sont très nuls. Indice : je penche sur la 2ème solution.

Je suis donc au regret de constater que l’Institution ne se remet toujours pas en cause sur ce coup là. Ce n’est pourtant pas compliqué de dire « pardon Simone, on a merdé, promis, on fera mieux si ça arrive avec une autre ».

Encore un timbre à lécher en perspective. Je vais demander expressément à être reçue par le médiateur de l’hôpital. Qui sait, peut-être faudra t-il que je parle tout bas et trèèèèèès leeenteeeeemeeent pour enfin être écoutée. Pas de bol pour eux, je commence à avoir de l’entraînement.

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23 commentaires sur « Des nouvelles des fâcheux »

  1. Tu es une warrior Simone et franchement je suis admirative de ta ténacité (et c’est là que je me rends compte que je n’ai pas une once de courage n’ayant pas fait remonter l’innommable subi lors de ma dernière ponction à Poissy, par un boucher à priori coutumier du fait… Bref). Au delà du courage tu fais preuve de patience. Bref… 💪🏻👏🏻 chapeau bas vraiment….
    La raclure de bidet (j’adore ce petit surnom) c’est encore autre chose et la j’admire ton recul et ton sang froid.
    Bravo, ne change rien… Et je réitère, si j’étais ta voisine j’adorerais prendre le the avec toi… 😘

    Aimé par 1 personne

  2. Des fois je me dis que dans mon « malheur » (genre j’ai eu quelque peu mon lot de pas de bol dans la vie) j’ai quand même eu la chance jusqu’à présent de ne jamais tomber sur des collègues aussi merdiques ni sur des gros incompétents notoires m’ayant valu une plainte officielle (totalement justifiée)
    Ah lalala faut être bien fait pour supporter tout ça hein, chapeau !

    Aimé par 1 personne

  3. J’imagine que s’excuser reviendrait à reconnaître leur erreur et donc à être en piètre posture en cas de demande de réparation…..
    Peut être que l’humain derrière cela souhaiterait s’excuser mais que l’institution ne le lui permet pas ?
    Ou peut être suis-je bien trop optimiste concernant mon prochain…..

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  4. C’est une bonne idée le médiateur de l’hôpital. J’espère qu’il saura t’entendre. Quant à la raclure de bidet, ce doit être une satisfaction de constater que tout le monde s’accorde sur son état mental et d’être soutenue par ta hiérarchie… Bon courage Simone pour gérer ces à-côtés pas rigolos.

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  5. Aux armes Simone!!! (Façon de parler lol je n’encourage pas ce genre d’idées même si parfois ça me démange sérieusement!)
    J’admire ta lutte! J’aurai sûrement laissé tomber…
    Quant à « l’autre » je vois bien la scène et ça doit faire du bien au moral de faire ouvrir les yeux sur ce genre de personne!

    Aimé par 1 personne

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