Vous qui cherchez des réponses scientifiques à la question posée, passez votre chemin car je ne dispose d’aucune expertise médicale. Le point de vue développé ici est celui d’une simple patiente, c’est-à-dire l’expertise d’usage, si l’on veut employer les grands mots. Le sujet n’est pas si simple, sinon, il aurait été épuisé depuis belle lurette.

La question des relations entre la PMA et les médecines douces mérite d’être examinée sérieusement car j’ai l’impression que le sujet est un peu tabou, en tout cas, que l’on n’ose pas l’aborder avec les médecins. Ou alors c’est qu’ayant déjà peu le temps d’évoquer nos questions directement en rapport avec les traitements, on ne gâche pas les précieuses minutes pour des sujets qui apparaîtront futiles au regard du corps médical (on parle de notre bien-être là).

Je souhaite en effet mettre certaines choses au point après un commentaire posté sous un précédent billet traitant de ma seconde séance de microkiné. Je remercie sa rédactrice de me permettre d’éclaircir quelques points sur le sujet. Il y a quelques années avant de découvrir mon infertilité, et même au début de mon parcours en PMA, j’aurais pu tout à fait écrire moi-même ce commentaire.

Je ne souhaite pas caricaturer les positions des uns et des autres car le sujet est complexe et il y a de multiples nuances.

Dans ce billet, je vais tâcher de poser par écrit les questions et idées préconçues que l’on peut légitimement formuler sur le recours aux médecines douces durant un parcours PMA… et d’avancer quelques pistes de réponses.

1. Ces années d’infertilité m’ont ouvert l’esprit, je comprends mieux les douleurs et difficultés de mon prochain, je suis (un peu) moins dans l’hyper rationalité du « ya qu’à se bouger en respectant les règles ».

C’est un fait : le recours aux médecines dites « douces » est fréquent chez les personnes infertiles et les personnes atteintes de pathologies plus graves (je pense au cancer notamment). Je comprends que les personnes qui vont bien ne se représentent pas l’utilité de faire appel à ce type de médecine. Le rendez-vous annuel chez leur généraliste pour l’angine hivernale leur suffit. Je m’en réjouis pour elles.

Avec la PMA, j’ai eu recours à l’hypnose, l’ostéopathie et la microkiné. Trois types d’expériences qui m’ont fait progresser dans la découverte de moi-même et dans mes questionnements vis-à-vis d’un tas de choses.

2. Oui, lorsque l’on est désespéré, on peut effectivement se raccrocher à d’autres choses que les solutions immédiates qui n’ont pas fonctionné. De là à dire que ces autres choses sont « n’importe quoi », il y a un pas que je propose de ne pas franchir. Le « n’importe quoi » est très violent pour les patients. Gageons que ceux qui consultent des thérapeutes alternatifs le font pour de bonnes raisons. Gageons que s’ils y reviennent, c’est parce qu’ils y trouvent de l’apaisement. On peut d’ailleurs considérer qu’il s’agit là d’un comportement rationnel.

3. À aucun moment, je  place les deux – PMA et médecines douces – sur le même plan. Je n’ai jamais pensé qu’une séance d’hypnose, d’ostéopathie ou de mircrokiné me ferait tomber enceinte. Les thérapeutes que je suis allée consulter ne m’ont jamais promis quoi que ce soit. D’ailleurs, si cela avait été le cas, je ne serais pas allée les voir.

Car PMA et médecines douces sont complémentaires, ces dernières permettant de mieux vivre les traitements et les échecs de la première. Les médecines douces ne sont pas pour moi une alternative à la PMA, mais un complément dont j’ai énormément besoin pour supporter cette vie d’infertile qui voudrait tant devenir fertile.

 

4. Médecines douces = infertilité dans la tête ?

Je réfute totalement l’idée selon laquelle c’est dans la tête que ça passe, non, c’est plutôt dans les gamètes et dans l’utérus.

Par contre, ce qui est certain, c’est que la PMA et ses traitements prennent bien la tête mais que peu de médecins jugent nécessaire de traiter ce qui est pour eux des à-côtés. Le traitement de ma 2ème FIV a duré presque un mois et demi, durant lequel j’ai vu des soignants plusieurs fois par semaine. Aucun ne s’est adressé à moi, tous occupés qu’ils étaient à trouver la bonne veine ou à compter le nombre de follicules. Je ne les en blâme pas, la même logique de rentabilisation immédiate est à l’œuvre dans bon nombre de secteurs professionnels. Ce sont les thérapeutes des médecines douces qui m’ont envisagée globalement, qui ont cherché à savoir comment je supportais les traitements et à me soulager.

Redisons-le : être infertile n’est pas être stérile, ce qui fait que des femmes infertiles peuvent tomber enceinte hors protocole de PMA. Si, à titre individuel, cela peut légitimement relever du miracle, c’est en réalité seulement une question de statistiques. Mais c’est encore pire quand on vient leur dire que c’était dans leur tête depuis le début, qu’elles n’avaient qu’à se détendre plus tôt, partir en vacances, déménager, etc.

 

5. Il est question d’argent, d’oseille, de pèze, de pognon : une séance de médecine douce est plus chère qu’une consultation médicale et n’est pas remboursée par la sécurité sociale. Personne ne m’a soutiré quoi que ce soit, c’est volontairement que je prends rendez-vous et que j’y retourne.

Pour rester sur l’exemple de la microkiné, je note qu’elle m’a dit dès le début que cela serait 2 séances et pas plus. Idem pour l’hypnose. Mon expérience ne m’a pas conduite devant des thérapeutes qui « poussaient à la consultation ».

Quant au tarif, je suis désolée que le prix des consultations médicales ne soit pas plus valorisé. Permettre aux médecins d’exercer correctement leur métier est un vrai enjeu de société qui risque de nous péter à la figure si rien n’est fait (et il me semble bien que rien n’est fait).

45 euros pour 45 minutes chez un thérapeute alternatif, je trouve que ce ne n’est pas excessif. Que dire de 23 euros pour 5 minutes de consultation où j’ai à peine le temps de décrire mes insomnies et mes douleurs d’estomac, qu’on me refourgue déjà une ordonnance avec… des somnifères et des médoc pour l’estomac ?

Je ne blâme pas mon médecin, je constate qu’étant dans une zone sous dotée, il n’a pas le temps de pratiquer une bonne médecine.

 

6. Encore une question de fric : celui de la sécu.

Qui soutire du fric à qui ?

Je constate simplement, qu’il a fallu plus de 15 ans de consultations multiples, des dizaines d’échographies et d’examens, trois IAC, 2 FIV avant que mon endométriose soit détectée. Durant toutes ces années, la sécu a bravement pris en charge le prix des consultations, des traitements et des interventions chirurgicales.

Quand un gynéco me dit que non, je me suis trompée que j’ai forcément eu mes règles, passe à côté de ma grossesse extra-utérine, ne veut pas prendre en compte mes douleurs utérines, ne veut pas doser ma thyroïde mais veut m’embringuer dans une 3ème FIV avec multiples injections et ingestions de médocs sans remettre en cause son protocole, c’est qui, qui pousse à la consommation ?

 

7. J’ai l’impression que les frontières entre médecine « dure » et médecines « douces » deviennent plus poreuses.

Il me semble que l’on ne peut plus opposer radicalement les deux. Je prendrai trois exemples :

  • l’ostéopathie me semble bien mieux acceptée qu’il y a quelques années, ce qui a justifié l’encadrement des écoles de formation.
  • L’hypnose trouve de plus en plus sa place dans les blocs opératoires et les cabinets médicaux
  • Certains centres de PMA ont intégré les médecines douces dans les protocoles (acupuncture par exemple)

8. Il faut accepter qu’on ne puisse pas tout expliquer

Les reportages sur les rebouteux en tous genres me font a priori bien marrer…jusqu’à ce que cela concerne mes proches. Quand un paysan illettré remonte sur son vélo alors que l’hôpital avait assuré à sa famille le mois précédent qu’il ne passerait pas la semaine, je peux comprendre que cela soit « rageant » pour la médecine. En attendant, j’ai profité 10 ans de plus du paysan illettré.

C’est très dur pour l’hyper rationnelle que je suis de ne pas pouvoir tout expliquer, y compris les « découvertes » de la microkiné. Oui, je suis allée voir la microkiné en toute connaissance de cause, oui, j’ai lu que ses apports n’étaient pas suffisamment qualifiés scientifiquement à ce jour. Toutefois, je n’ai pas le temps d’attendre que la pratique soit reconnue, je tente, cela m’apaise, alors j’y retourne.

Mais par contre, j’ai une petite intuition : mes insomnies et mes douleurs d’estomac ne se règleront pas à coup de somnifères et de cachets contre la douleur. Mais cette parole, je n’ose pas la confier à mon médecin généraliste qui est débordé qui me consacre 5 minutes à moi alors que sa salle d’attente est blindée.

J’aime quand on (mon médecin, mon garagiste, mon patron) a le courage de me dire qu’ « on ne sait pas expliquer » pourquoi ceci ou cela, qu’on saura peut-être l’expliquer un jour, mais que maintenant ce n’est pas possible.

9. Si la médecine « dure » l’était moins avec les soignants et les patients, on n’en serait pas là.

Lors de ma première FIV, la sage-femme nous avait prévenus que les médecins n’étaient pas là pour prendre en charge nos angoisses et nos difficultés à suivre le traitement ; que si ça n’allait pas, on pouvait aller voir un psy et/ou se faire arrêter par notre médecin généraliste. C’est d’ailleurs elle qui m’avait conseillé d’aller voir un ostéopathe.

Quand j’ai demandé à mon gynéco pourquoi d’une FIV à l’autre, il changeait le médicament, il m’a répondu que c’était son boulot à lui de le savoir et certainement pas le mien.

Dans cette situation, il ne faut pas blâmer les patients d’aller se renseigner sur internet et de recourir aux médecines douces pour mieux vivre les traitements et comprendre ce qui leur arrive.

Je vais oser une comparaison avec ce que je vis dans mon boulot. On supprime des moyens, on alourdit la charge de travail avec des objectifs sans rapport avec la capacité à faire, on ajoute des contraintes de reporting, on fait les gros yeux parce que les objectifs ne sont pas atteints, donc on met en place des contrats de retour à la trajectoire… et on constate que ça va de pire en pire. Alors on colle des coachs en « développement personnel » pour que les salariés puissent supporter toujours plus de pression, car c’est bien connu, c’est la faute du salarié. Le plus drôle : ces coachs sont ceux qui ont réussi à sauver leur peau, en s’extrayant de ce système délirant… pour mieux en vivre.

Bref. Si les équipes soignantes avaient le temps de considérer les patients comme un tout et si les patients ne se comportaient pas en consommateur, le temps du soin serait plus serein et certainement plus efficace.

10. En conclusion, il me semble que ce débat pose avant tout la question de la crise de notre système de santé

Encore une fois, je ne suis qu’une patiente de base, je ne dispose d’aucune connaissance médicale. Cependant, mon expertise d’usage m’amène à écrire ici que notre système de santé – en tout cas, en ce que j’en vois – ne tourne pas rond.

Les soignants sont épuisés, la charge administrative est parfois délirante, les objectifs comptables de l’hôpital public et de rentabilité des cliniques génèrent des conduites irrationnelles à long terme. Comme partout, il y a des vrais cons, mais s’arrêter aux problèmes individuels, c’est ne pas voir le sujet dans sa globalité.

J’ai l’impression de décrire plus que cela en réalité, ce sont les maux d’une société qui ne se donne plus le temps de comprendre et de chercher à comprendre.

vin
Contingence et relativité

 

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106 commentaires sur « Médecines douces en PMA : inutiles, futiles ou utiles ? Tentative de réponse en 10 points »

  1. Je serai la première à commenter et j’étais je crois la personne à laquelle tu fais allusion. Merci. D’abord je suis même si cela va te paraitre étrange de ton avis sure du lien évident corps esprit. Dans bien des domaines. Cependant depuis que je lis vos parcours pmesques je vois à chaque fois que vous êtes littéralement choquées limite des hystériques prêtes à se jeter sur la personne de votre entourage qui a osé vs conseiller les vacances le déménagement ou un dérivatif pour…ne plus y penser.. Ou surtout penser à autre chose. Vous vous remontez entre vous contre ces pauvres personnes qui vous ont écoutée. Ce qui amène au petit apparté suivant. : vous êtes bcp plus sévères envers nous les fertiles qui faisons des bébés couettes qu’envers vous même. Si on ne vous raconte pas nos grossesses vous vous insurgée d’une évidente mise à l’écart. Si on vous l’annonce vous voilà en mode pleureuse-comprehensible-et vous finissez par fulminer dés le dos tourné. Si on vous conseille ca ne va pas. Et si on fait exprès de ne plus vous en parler on est taxé de gens pas à l’aise on s’en fout ou encore vous êtes victime parce que vous vous autoflagellez d’être un sujet tabou qui plombe l’ambiance. Bref en vous lisant toutes je ressens votre auto mise à l’écart et votre jalousie quant aux fertiles, relative à votre chagrin et frustration. Bref je m’égare je n’ai pas ta plume. Donc surtout ne pas vous dire que c’est dans la tête. Et bam ton article microkine. Si j’admets volontiers le besoin d’un suivi psy auquel nulle d’entre vous ne déroge. Si j’admets que malheureusement l’équipe soignante n’a pas les moyens de vous encadrer correctement, comme pour les grands malades d’ailleurs,et que les pays auto hypnose et j’en passe peuvent etre bénéfiques sur le plan moral je ne comprends toujours pas en quoi la micro kine debloquerait qq chose et améliorerait ta fécondité. Désolée ca revient à dire que ce serait donc dans la tête. Or vs vs y refusez. C’est un paradoxe pr moi.

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    1. Bonjour Lise,
      Pour ma part, il ne s’agit pas de débloquer quoi que ce soit en utilisant la médecine douce, mais de supporter sur la durée des traitements déshumanisants – dans lesquels on ne compte qu’en nombre de jours/cycle, injections, prises de sang, follicules, – et de rebondir après des échecs répétés. Si l’on y trouve un certain apaisement, je trouve que ça vaut la peine d’être tenté. Comme le dit Simone, tout ceci vient en >complément< de la médecine conventionnelle.
      Concernant les différentes émotions que tu décris et la mise à l'écart que l'on s'auto-inflige.. ce sont des sentiments qui nous traversent toutes et je suis bien contente que cette communauté existe pour voir que je ne suis pas la seule à traverser tout ça. Après si tout cela te dépasse, j'en suis désolée.
      …Désolée Simone d'avoir mis mon grain de sel.
      Bonne journée!

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    2. Lise, je ne sais pas ce qui vous pousse à passer autant de temps sur le(s) blog(s) de pmette(s). Mais si vous ne disposez pas assez d’empathie pour compatir, vous mettre à notre place et/ou ne pas juger, parfois il faut savoir se taire et respecter la douleur des autres, tout simplement.

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    3. Lise, il faut comprendre que d’une certaine manière on ne peut RIEN dire à une personne dans la douleur.
      Par exemple après une fausse couche, il est insupportable d’entendre : « Courage, je suis certaine que ça va marcher la prochaine fois », parce que justement, on n’en sait absolument rien et que cette incertitude fait partie de la douleur. On ne supporte pas plus les personnes qui diraient : « Ma pauvre, c’est tellement triste », parce qu’on a tellement besoin d’avoir de l’espoir qu’on ne supporte aucune parole pessimiste. Cela n’a rien de paradoxal. C’est la nature humaine. Une personne dans la douleur a juste besoin qu’on l’écoute, qu’une personne accueille cette douleur sans jugement.
      Par ailleurs, je conteste absolument le fait que les personnes infertiles se mettent elles-mêmes à l’écart. C’est leur infertilité qui les marginalise de fait. On ne s’en rend pas compte quand on est une heureuse maman ou une femme épanouie qui ne pense pas (encore) à avoir un enfant, mais le monde tourne autour de la famille et des enfants. Pour le monde entier, les médias, la publicité, les amis, la boulangère, il est « normal » d’avoir des enfants. La question ne se pose même pas de savoir si on en a envie ou si on en est médicalement capable. Et crois-moi, il est extrêmement douloureux de se sentir exclue d’un bonheur qui paraît pourtant si simple, si naturel.
      Je pense que c’est la raison pour laquelle certaines éprouvent le besoin d’ouvrir un blog, pour pouvoir nous exprimer en toute liberté, pour pouvoir nous décharger de toute cette souffrance et être lues par des personnes qui comprennent ce par quoi nous passons. Cela passe par des propos qui te semblent extrêmes, mais c’est parce que ce que nous vivons est extrême. Pour nous les infertiles, le désir d’enfant est loin d’être un caprice car il touche à l’essence même de la vie, de notre vie. Alors quand ce désir reste inassouvi, on a l’impression de mourir en partie. Oui, c’est extrême.

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      1. J’étais partagée car je comprends un peu ce que veut dire Lise (je pense) même si le choix des mots rend l’ensemble un peu dur mais ta réponse est très pertinente.
        Oui parfois (infertilité mais pas que) il n’y a pas de bonne réponse ou de comportement idéal face à la détresse. Et ça rajoute encore à la peine de tout le monde mais c’est juste un fait.

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        1. Tu as raison… Il n’y a pas de bonne réponse ! Il faut savoir écouter sans donner de conseil, écouter sans juger, écouter sans être sûr de détenir la vérité… il faut essayer de se mettre à la place de l’autre…
          Comment je réagirai moi si j’étais infertile ?
          Comment je réagirai si on venait de m’annoncer un cancer ?
          Se mettre à la place de l’autre… se mettre à la place de l’autre… et cela vaut aussi dans le sens inverse…
          même si dans la détresse et la douleur c’est très difficile à faire, forcément…

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      2. Oui jencomprends ce que tu écris mais y’a un truc qui cloche. Tu dis par exemple qu’après une fausse couche évidemment vs n’avez pas envie d’entendre courage ca va marcher la prochaine fois. Ya rien de moins sur. Alors ce qui me scotche c’est les com après chaque ponction transfert.etc.. Vos « c’est la bonne ca va marcher fo y croire » puis deux semaines après vos je suis désolée courage. Et inexorablement ca recommence la fois d’après. Les mêmes phrases c’est la.bonne. vous en savez rien c’est d’ailleurs souvent pas le cas et ce rabachis sans crédibilité aucune sonne faux. Pourquoi ne pas etre plus timoré comme tu le dis dans ton com. C’est pas.ca que vs avez envie d’entendre si. ?

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        1. J’espère à chaque fois que ça va marcher, mais sincèrement je ne pense jamais avoir dit, écrit ou pensé « c’est sûr, ça va marcher cette fois-ci » ou un truc du genre car on n’en sait rien du tout. Et quand je lis ce genre de commentaires, ça me met un peu mal à l’aise, même si cela part d’une bonne intention. Il faut d’ailleurs évidemment plus les interpréter comme des encouragements, plutôt que comme des divinations ! Ton « inexorablement » est un peu excessif car heureusement des bébés naissent grâce à la pma, même après plusieurs échecs.
          J’ai l’impression que tu es une lectrice assidue des blogs pma et j’avoue ne pas comprendre pourquoi.

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          1. Merci Lily pour ta réponse. J’ai eu quelques inquietudes en terme de temps-6 mois de négatif seulement- lorsque j’ai voulu concevoir mon bébé et donc angoissée je me suis renseignee sur la pma via le net. Et je suis tombée sur vos blogs…qui font un peu communauté. Depuis un ptit bout s’est logé. Mais j’ai continué à en lire certains en sous marin.

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            1. 6 mois d’attente et tu angoisses deja au point de te renseigner sur la PMA ? Alors imagine apres des annees d’attente, de traitements en tout genre, d’echecs, de fausse-joie, etc… Tu aurais sans doute ete l’une des pires de celles que tu ne comprends pas…

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            2. 6 mois d’attente et tu angoisses deja au point de te renseigner sur la pma ? Mais imagine quand ce sont des annees d’attente, d’echecs, de fausses-joies… Tu aurais sans doute ete une des pires de celles que, non, decidemment, tu ne comprends pas…

              Aimé par 4 people

        2. Lise…
          Ton apparente incompréhension face à de telles situations ou à de telles réactions vient probablement et même surement de ta complète méconnaissance de ce sujet, de son lot incontournable de rêves, de projets, d’espoirs mais malheureusement aussi de déception, tristesse et désespoir, si du haut de ton estrade de femme fertile tu te sens incapable de faire preuve d’empathie et d’un minimum d’ouverture d’esprit sur un domaine qui t’es totalement étranger, sans jugement ni mépris; alors je te propose donc de changer tes lectures, laisse les blogs des pmettes aux pmettes et aux personnes sensibles et bienveillantes, et oriente toi plus vers des blogs de maman tu pourras ainsi au moins y étaler ton savoir de mère, pour le reste laisse nous gérer notre galère pma à notre manière, nous subissons tous les jours les affres de cet handicap!!!de ce fait nous ne demandons a personne le droit de croire en ce que bon nous semble…
          Merci simone de nous permettre a notre tour de donner notre point de vue , et lily ton recit m’a vraiment bouleversé, traduisant tellement de vérités
          Bien a vous toutes
          Droupyk

          Aimé par 7 people

          1. Dans ton commentaire méprisant tu traduis exactement ce que je disais chez la plupart des pmettes. Tu viens un peu donner la mauvaise image que dautres de ton clan-j’emploie ce mot puisque tu veux cliver- n’ont justelement pas envie d’avoir. Le cote jaloux et communauté est chez toi très marqué « du haut de ton estrade de femme fertile ». Le sectarisme femmes infertiles ensemble et femmes fertiles ensemble. J’avoue etre effarée de lire cela d’autant plus en ce moment. Meme si le respect la politesse n’ont jamais aidé à concevoir, l’étroitesse d’esprit. La jalousie. Et la méchanceté n’ont jamais non plus prouvé qu’ils aidaient à etre enceintes. Je n’ai je pense donné aucun conseil et ne me suis pas vantee d’etre fertile. Calme toi…

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            1. Ouuula; « méprisante, clanique, clivante, jalouse, communautaire, sectaire, impolie, irrespectueuse, étroite d’esprit,méchante….. » tu penses tout ca de nous, nous les infertiles??? Utiliser autant d’adjectifs pour décrire des pmettes en manque d’enfant,déjà malmené par la nature n’est pas du tout à ton honneur, cela prouve encore une fois ta foncière méconnaissance du sujet, avant que ca ne se transforme en attaque personnelle j’arrête la…
              Bonne journée

              Aimé par 1 personne

              1. Que dire de ton commentaire précédent où je n’ai relevé que « du haut de ton estrade de mère », alors qu’il y aurait bien plus. Mais ce n’est pas une tribune pour ce genre de choses, et tu sembles bien trop aigrie pour pouvoir comprendre. Tu fais de l’ombre aux pmettes et pas une super presse, mais bon, tant pis pour toi.
                Par contre qualifier de « handicap » ton infertilité c’est aller bien loin. Je ne souhaite pas qu’une personne en réelle situation de handicap tombe sur ton blog, tu aurais droit à une sacrée douche. Mais c’est encore là toute la différence. Si une fertile (on va s’appeler comme ça, puisque stigmatisation il y a donc selon toi) cataloguait d’handicapée une infertile, oh là là les foudres qu’elle se prendrait. Mais là ça vient d’une infertile donc on peut le dire ?! C’est bizarre. Comme si l’infertilité te donnait le droit de tout dire, tout penser, et que ce n’est jamais grave puisque « déjà que tu es infertile » alors ça va. L’infertilité doit forcément attirer la sympathie, les infertiles sont toutes sympa ! Oh la la les préjugés. Comme quoi, cela vient pas de « nous les fertiles ». Pas étonnant qu’il y ait des guerres, quand on voit que ces différences tu ne les supportes déjà pas. Et encore une fois, cela vient justement de ton coté à toi. Pas de celui des fertiles. J’arrete là avec toi, il ne faut pas que je me contrarie, j’ai un ptit bébé dans le ventre. Bonne journée à toi.

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                1. Bonjour Lise,
                  je suis attristée de la tournure prise par les échanges. Autant je trouve très bien que les blogs d’infertiles soient lus par les fertiles, autant je trouve dommage de ne pas faire preuve de plus d’empathie.Comme je suis paresseuse, je te renvoie à mon article https://simoneattendletrain.wordpress.com/2016/04/24/bienveillance-et-tolerance-ne-sont-pas-ma-tasse-de-the/
                  A aucun moment les infertiles souhaitent « faire communauté », c’est un état de fait qui les pousse à échanger sur des forums et des blogs. Pourquoi? car si je racontais ma vie d’infertile sur mon facebook perso, je ne serai pas comprise et mes contacts s’en contreficheraient pour la plupart. C’est simple : entre personnes qui vivent la même chose, on se comprend plus facilement sans avoir à prendre des pincettes, d’où certains raccourcis de langage.
                  Tu vois, j’ai une très bonne copine qui est désespérée d’être célibataire. J’estime que mon rôle, c’est de l’écouter, de lui poser des questions respectueuses, de lui dire que je serai toujours là, de lui proposer des soirées entre filles sans mon compagnon, etc. Surtout pas de lui dire que « meetic », ça ne marchera jamais ou que ses petites annonces n’ont aucune chance d’aboutir.
                  Il est en de même pour d’autres manques qui traduisent un mal être (manque d’amour, de famille, de boulot, de fric…). Si je puis me permettre, le mal d’enfant renvoie à quelque chose de très profond qui a à voir avec le sens de la vie, en tout cas en ce qui me concerne.
                  Je suis heureuse pour toi que tu ne connaisses pas les affres de l’infertilité car ce n’est à souhaiter pour personne (je ne le souhaite même pas à la sale conne qui m’en fait voir de toutes les couleurs en ce moment au boulot, c’est dire). Je suis heureuse pour toi que tu ne connaisses pas ces nuits d’effondrement où rien ne semble pouvoir calmer les sanglots et ces petits matins les yeux gonflés et rougis quand il faut malgré tout affronter l’extérieur et entendre parler ses collègues de grossesse et de bébé, car c’est la « vie ». Crois-moi, dans ces cas là, tout ce qui peut apaiser, même très transitoirement est bon à prendre que ce soit la micro-kiné, un bon pinard, un massage, etc.

                  Aimé par 9 people

                2. Perso étant une ex-pmette et aujourd’hui maman, je ne sais plus si je suis dans la catégorie fertile ou infertile, et je ne sais plus qui j’aime bien et qui je déteste, mais je sais que cette phrase « il ne faut pas que je me contrarie, j’ai un ptit bébé dans le ventre » restera graver dans les anales des pires choses à dire aux infertiles.
                  J’avoue que cela me touche moins aujourd’hui car j’ai eu la chance d’être du bon côté des stats, mais je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel devant tant de bêtise.
                  J’espère que ça ne te contrarie pas, ni toi, ni ton petit bébé dans le ventre (dan ton ventrou?) que je dise cela et que tu n’oublieras pas la prochaine fois que tu vois quelqu’un qui dort dans la rue, de lui dire que toi, tu dors au chaud.

                  Aimé par 9 people

    4. Il me semble bien que Simone a passé tout son article à expliquer qu’elle était consciente que la microkiné ne la ferait pas tomber enceinte mais qu’elle lui apportait de l’apaisement. Peut-être que si tu enlevais le filtre de mépris avec lequel tu lis apparemment nos blogs, tu comprendrais mieux ce qui y est dit? Et voir qu’il s’agit avant tout de défouloirs qui nous permettent de vivre plus sereinement nos blessures dans la « vraie » vie?

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  2. Excellente analyse Simone! Je n’ai pas ton parcours mais comme toi la PMA m’a ouvert l’esprit sur les médecines non conventionnelles (ostéo et acupuncture) et j’ai aussi constaté que les praticiens étaient plus intéressés par les follicules et les résultats d’analyse que par notre ressenti.. il y a encore une bonne marge d’amélioration dans tout ce qu’on nous propose.. merci d’être là pour le souligner!!
    J’adore la photo de la propagande du vin 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Perso ce qui me gonfle c’est que je ressens comme une « injonction » à « mettre toutes les chances de son côté » en ayant notamment recours à ces « médecines parallèles ».
    Sauf que le couple qui n’a pas trop de moyens et qui doit déjà souvent payer des dépassements même pour un parcours dans le public il fait comment ?
    Entre les cliniques privées qui tweetent « tentez tout pour ne rien regretter » (à 5000 boules faut déjà pouvoir se le permettre) et tout ce qui fleurit sur les médecines douces etc je pense que cela doit être bien culpabilisant pour le couple qui n’a pas les moyens de faire tout ça… sans garantie de rien évidemment…

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    1. Il est évident que l’on en revient toujours au meme quelle que soit la pathologie : l’argent est indispensable. J’ai longtemps mis dans ma liste « chance » le fait d’avoir les moyens de tester des médecines douces, avoir une bonne mutuelle pour les dépassements et surtout les moyens de partir sur Paris voir de bons spécialisés et aller à l’étranger faire du don… Tout en pouvant toujours continuer à partir en vacances!
      Nombreuses sont celles sur la blogo (et dans le silence….) qui sont coincées dans leur détresse pour des problèmes financiers… Et cela bien évidemment ne se limite pas qu’à l’infertilité….

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      1. Tu m’étonnes… C’est pourquoi j’ai beaucoup de mal avec les injonctions « il faut tout tenter » quand certains ne le peuvent tout simplement pas.

        À 50 euros en moyenne une séance de petites aiguilles sachant qu’il est toujours recommandé d’un faire plusieurs il fait comment le couple qui touche 2000 euros par mois pour payer tout ça ? (En plus du reste !!)

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        1. Et encore avec 2000€ ça peut passer, c’est pour les couples qui gagnent moins. Pas de fric : plus que tes yeux pour pleurer. Et c’est bien ça le gros problème. Quand tu as un bon poste tu as une bonne mutuelle (ce qui est mon cas). Moins tu gagnes plus tu galères et pour peu que tu aies un dossier atypique (échec Pma dite classique) tu fais comment? Tu prends des emprunts pour pouvoir refaire des tentatives, tu n’as plus une tune pour ton épanouissement personnel, bref… Les médecines parallèles m’ont énormément aidée (certaines comme la Somato ou l’acupuncture faite par un medecin sont toutefois partiellement ou totalement prises en charge), tout comme l’achat de notre maison et les vacances. Certes rien de tout Ca n’a fait de miracle sur ma fertilite Mais Ca m’a aidée moi à ne pas me laisser détruire par la douleur….

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    2. Merci Miliette de nous faire reprendre conscience des réalités économiques de chacun. Quand on est un couple de cadres, avec des bons salaires et une bonne mutuelle comme dans mon cas, il est facile d’oublier que ces séances de médecines douces d’une part et le recours à une AMP en clinique privée d’autre part (à l’étranger bien sûr mais en France aussi dans une moindre mesure) ne sont pas accessibles pour tous. Grâce à toi, je serai plus vigilante dans mes propos et dans mes tweets à l’avenir !

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      1. Ohhh ce n’est pas du tout « contre toi » tu sais c’est juste que certaines pubs de cliniques « coachs » et autres sont un peu culpabilisantes je trouve pour ceux qui ne peuvent pas.
        Et même ceux qui en ont les moyens ne devraient pas avoir à payer des milliers d’euros pour espérer avoir un enfant…
        Mais bon c’est bien difficile tout ça…
        Des bises !

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  4. Bonjour Simone, Je ne suis plus concernée par la PMA pour mon plus grand bonheur quotidien. et pourtant, la médecine alternative, je m’en sers de plus en plus. et pourtant, je suis quelqu’un d’hyper rationnelle. Mais quand une femme, une synergeticienne pour ma part (médecine chinoise proche de l’acupuncture), m’enlève en une séance l’enclume qui me pèse sur le bide depuis des semaines, je suis bien obligée de constater qu’il s’est passé quelque chose ! si j’étais allée voir ma généraliste, j’aurai eu ma petite ordonnance de xanax. Je suis d’accord avec toi sur tous ces points. Il y aura toujours des gens pour dire que ces médecines douces ne sont que dans la tête, bah tant pis pour eux. Bien sûr que ça ne va pas forcement de faire tomber enceinte, mais si tu te sens mieux, que cette personne t’a pris en compte en tant que personne entière sans se consacrer uniquement à ton utérus, c’est ça l’important !! J’espère que cette dimension va enfin être prise en compte dans le traitement de la PMA, ou comme tu le dis aussi, dans la prise en charge de grave maladie. Je continue de te suivre, et je souhaite tout ce qu’on peut te souhaiter, en mieux !

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  5. Simone présidente ! On a tout eu ici l’analyse, les explications, ton point de vue et tout cela dans la plus grande neutralité. Je partage ton point de vue sur tout ça.
    Et… Sortie hier d’une clinique qui s’est peu occupée de moi et n’a pas accepté mon insistance à sortir plus tôt, je confirme le fait que notre système de santé est bancal. La SF a qui j en ai parlé à d’ailleurs elle même confirmé qu’il reste bcp à faire.
    C’est triste car la santé est un sujet extrêmement important pour la vie humaine.

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  6. J’ai beaucoup aimé ton article.
    J’ai essayé l’acupuncture pour mon dernier transfert. Il ne me serait pas venu à l’esprit d’aller voir un acupuncteur pour quoi que ce soit d’autre, mais j’avoue que j’ai eu la grande faiblesse d’espérer, dans le plus grand secret de mon cœur, que ça ferait peut-être toute la différence. En fait non, à part peut-être un peu de détente avant le transfert. Mais comme mon but est plus d’être maman que d’être détendue…
    J’avais pensé à la microkiné. Je ne pense pas du tout que l’infertilité soit dans la tête et les témoignages qui vont dans ce sens me laisse vraiment très dubitative. Et pourtant, parfois je me dis : « et si une partie du problème provenait d’un blocage psychologique ? » Alors contrairement à toi, même si ça me tue un peu de l’admettre, si je suis tout à fait honnête avec moi-même, il y a un peu de désespoir dans mes démarches vers les médecines parallèles. Ouvertement, je vais plutôt parler des effets relaxants et réconfortants de ces médecines (ce qui est déjà très important, on est d’accord), mais au fond de moi, malgré mon grand rationalisme, j’espère autre chose.

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  7. Je suis partagée entre Lise et Simone…c’est vrai que les pmette en mal d’enfants sont prêtes a se jeter a la gorge de toutes ces fertiles qui enfantent a tour de bras. la moindre réflexion compatissante ou pas nous arrache le coeur, personne ne peut comprendre ce que l’on vit. Et certainement pas une fertile. Chère lise nous ne sommes pas des hystériques comme tu le dis mais des femmes en souffrance. Certes prêtes a tout tenter de réaliser notre rêve ou rendre nos traitements plus doux mais pas des mechantes.
    OUI on seraient MEME prêtes a torcher le cul d’un éléphant un soir de pleine lune si cela pouvait nous rendre fertiles. .
    Mais saches Lise qu’il n’y a pas de guerre -guerre nous ne menons aucune bataille contre les fertiles je suis la première a être anti communitarisme….mais je persiste à dire qu’un véritable monde separe les fertiles des infertiles.

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      1. Mais heureusement qu’on dit « nous »…
        C’est une forme de solidarité qui se crée par la forces des choses.
        On ne choisit pas d’être fertile ou infertile et ce n’est pas un statut qui nous définit sur le long terme, on peut être fertile puis devenir infertile et vice versa.
        Quand on dit « nous », on parle de personnes qui a un instant T de leur vie sortent du cycle « naturel » de la vie et doivent affronter une épreuve que d’autres n’affrontent pas, donc oui, « nous » faisons face et les blogs servent à vider notre sac sans être juger, à laisser une trace de ce parcours, à échanger sur un sujet bien précis qui n’intéresse, a priori, pas la terre entière.
        Oui, c’est peut-être excluant vis à vis des fertiles, mais le fait ne de pas pouvoir avoir d’enfant quand on le souhaite est également excluant vis à vis des infertiles. Et pourtant, on se côtoie fertiles et infertiles dans la vie, sur le net, parfois dans les couloirs d’une maternité…
        Et oui, il y a de la jalousie, une jalousie assumée, bien sûre que les infertiles souhaiteraient avoir des enfants aussi facilement que les fertiles et sont jalouses de ceux à qui cela arrivent.

        Je ne comprends pas vraiment pourquoi tu lis les blogs traitant de l’infertilité, surtout si tu te sens exclue, peut-être un voyeurisme malsain, peut-être une envie d’apprendre, toi seule le sait.

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        1. Quand je disais « nous », je voulais dire que si Lily mesure ses propos, l’autre Droupyk parle de vous en terme de handicap, dit « nous » pour ses jugements qui lui sont personnels, alors meme que Lily tempère justement et m’explique.
          Ok pour votre solidarité. Non pour votre sectarisme. Si tu ne veux que des Pmettes, refuse l’accès aux fertiles ou personnes non handicapées (n’est ce pas Droupyk ?).
          Oui je suis une voyeuse tu as raison ouuuuhhh

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          1. D’après la loi de 2005 constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant ».
            Ça se discute mais ce n’est pas aberrant de se sentir handicapé par l’infertilité.
            Il y a tout type de handicaps, plus ou moins invalidants au quotidien

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              1. Même sans aller chercher l’endometriose maladie qui pour moi peut tout à fait constituer un handicap il n’y a pas débat ça ne me choque pas qu’on se sente « handicapé » au seul motif de l’infertilité. Je trouve aussi bien des arguments contre que des arguments pour ça se discute je trouve et il s’agit aussi d’une vision personnelle de sa propre situation mais je ne trouve pas l’idée choquante en soi

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  8. bonjour Simone. Encore une fois, merci pour cet article ! ! S’il pouvait ouvrir les yeux à bien du monde ! ! Pour ma part, ma dernière expérience d’acupuncture m’a bien aidée… après, je crois qu’on a toutes essayé les médecines douces d’une manière ou d’une autre… et comme tu le dis si bien, on y va en toute connaissance de cause. Des bises Simone. Et un bel été à toi !

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  9. Merci Simone pour cet article si bien écrit comme d habitude…. Comme beaucoup mon parcours pma « traditionnel » est associé aux médecines parallèles…ça me fait du bien et me détend… La médecine en lien avec la reproduction est tellement complexe, elle n a pas toutes les solutions donc pourquoi ne pas la compléter avec d autres méthodes ?
    Je te souhaite un été le plus doux possible avec ton Simon

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  10. J’ai quasiment tout essayé en vain.. Et je pense que j’ai tout essayé pour avoir l’impression de « participer » à ma fiv et de mettre toutes les chances de mon côté. Perso ça ne me relaxe pas du tout de me taper toutes les aiguilles dans le corps quand je m’en fais 2 par jour pendant un mois..
    Et pour celle qui pourraient me dire que c’est ma tête j’hésite à leur répondre: tu veux voir mon IRM? ou oui tu as sans doute raison je vais y réfléchir!
    Quant à l’hystérie évoquée plus haut, n’oublions pas que la racine de ce mot est relative à l’utérus alors oui nous sommes sans doute toutes hystériques car utérocentrées mais je pense que toutes les femmes sont concernées ; )

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    1. Pareil. L’acu ça me stresse. Et l’ostéo ça me fait du bien, mais qu’à mon petit dos 🙂 muahah!

      Et pour c’est dans la tete, je leur dirai bien que j’ai des cellules qui aiment pas mes futurs bébés… mais je suppose qu’on me dirait que c’est moi qui veut pas etre maman…;)

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  11. Je n’aurais pas pu mieux le dire. Je partage donc complètement tout ce que tu as écrit.
    Ce que je trouve « dérangeant », c’est quand tu tombes sur un bon médecin (comme le Dr T par exemple) et que tu es surpris par son approche, alors que comme dit mon homme, qui travaille dans le médical : « tous les praticiens devraient travailler comme ça, cela fait partie intégrante de la démarche de soin ».
    Quand le dr D après avoir épluché mon dossier m’a regardée dans les yeux, et m’a dit avec sincérité : « Mais avec tout ça, comment vous allez vous? Cette encyclopédie d’examens est le reflet d’une projection et d’une culpabilité à outrance sans compter sur le reste ». J’en suis restée sans voix. Et je n’ai même pas su quoi lui répondre.
    Ces 7 années de galère m’ont beaucoup pris mais m’ont aussi beaucoup apporté justement parce qu’il y a eu les médecines parallèles, et sur la fin des soignants qui ont pris le temps. Prendre soin de moi, comprendre mes émotions, mes vieilles blessures et mes angoisses à été un véritable cadeau que je ne me serais jamais « offert » sans l’infertilité. Pour ne pas laisser la douleur tout ronger. Pour ne pas laisser la colère tout détruire. Et l’amertume effacer ce qu’il nous reste de bonheur.
    Dans le chaos qu’est l’infertilité (et le cancer, et les pathologies lourdes, et les handicaps, et les maladies mentales… Et et et….), c’est fondamental. Nous sommes avant tout des êtres humains…

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  12. Je me rappelle pour notre 5ème FIV, rdv chez l’anesthésiste, c’est la première fois que l’on a à faire à lui, il regarde mon dossier, le referme et me demande « et vous comment ça va? » Bah j’ai pas su répondre!
    La consultation à ete un échange hyper humain, j’ai pleuré on a rigolé aussi.
    Être considéré en tant qu’humain c’est tellement important…et pas seulement en infertilité.
    C’est peut être en agissant à la base de l’apprentissage de la médecine que les choses changeront petit à petit (je crois que c’est au Canada, des patients interviennent dans les facultés de médecine afin de parler de leur ressenti de l’autre côté du miroir)

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  13. Durant mon parcours d’infertilité et plus récemment dans mon étape maladie, j’ai eu la chance de pouvoir tout essayé. Homéopathie – acupuncture – osthéopathie – magnétiseur – sophrologie… Certains peut-être par désespoir… et certains parce que je savez que cela m’aiderait. Et cela a fonctionné et fonctionne encore pour certains effets secondaires alors que la médecine générale ne peut pas grand chose pour moi…

    Sinon 2 litres de vin par jour ??!! Ah oui quand même !! 😉

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  14. Je partage largement ce point de vue sur le système de santé et je te remercie pour le point numéro 4! Pour avoir entendu souvent ce genre de réflexion à la con,et même lors de prises de sang en laboratoire (!) « prenez des vacances… Lâchez prise… Vous avez un blocage? » Je ne savais pas qu’on hysterographiait les neurones mais bon… Au bout d’un moment on ne fait plus cas… Finalement au bout de 4 années d’échecs (FC, 5 IAC, 2 Fiv icsi) je couve un bébé miracle. Et pourtant je n’arrêtais pas d’y penser, je ne suis pas partie en vacances, je n’ai pas déménagé, je n’ai pas refait d’acupuncture, je n’étais toujours pas allée voir de psy ou de sophro (ce que j’avais prévu de faire vu mon passif…) quand j’ai fait mon coming out de grossesse, j’ai eu droit aux remarques du type « je savais que ça finirait par marcher!, ou au laconique Tu vois…  » C’est quand même bien plus facile de s’en moquer quand on voit enfin la lueur au bout du tunnel. Ce que je te souhaite, avec ou sans traitement, avec médecine dure ou douce.

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  15. Excellent article comme toujours et très juste.
    Etant moi même praticienne de médecine « dure » (bien que j’essaie d’être douce avec mes patients 😉 ), j’avais un regard très critique sur certaines médecine dites douces. Surement par méconnaissance (aucune formation dans le cursus universitaire).
    Critique du style : je ne comprends pas le fondement et le fonctionnement, ce n’est pas rationnel, je ne sais pas si ça marche mais pas de rejet sytematique. Car finalement il y a beaucoup de médicaments de médecine classique dont on ne comprend pas pourquoi ça marche dans telle maladie et sur certains malades mais pas sur d’autres…
    Du coup j’ai développé moi aussi mon expertise d’usage… Sachant que je n’aurais quand même pas testé des pratiques trop ésotériques non plus (chamanisme ou magnetiseurs, j’adhère pas trop).
    L’ostéopathie m’a fait clairement du bien sur mon syndrome prémenstruel. L’acupuncture : pas trop vu d’effet. L’homéopathie : ça marche absolument pas pour moi mais peut être parce que je n’y crois absolument pas bien que j’ai essayé en infertilité, et pendant la grossesse.
    L’hypnose ça m’a fait du bien au moral. La sophrologie m’a bien aidée pendant ma grossesse et en prépa à l’accouchement.
    Bref je suis maintenant beaucoup plus encline à proposer à mes patients une prise en charge parallèle et complémentaire à ma prise en charge classique surtout pour des symptômes que la médecine classique a du mal à prendre en charge mais aussi pour la prise en charge globale de maladies chroniques.
    Mais je leur signale toujours de se méfier des charlatans (qui sont parfois des médecins avec pignon sur rue qui proposent des bilans foireux non remboursés entrainant ensuite la prescription de traitements non controlés coûteux notamment).
    Je considère ces pratiques comme des compléments utiles mais ça ne doit pas etre un mode de prise en charge exclusif. Tu l’as très justement dit.

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  16. Comment te dire ma Simone… lorsque tu écris tu es toujours juste. Et je renchérirai avec un petit dicton de grand-mère… ou plutôt deux, tiens : « si ça fait pas d’bien, au moins ça fait pas d’mal » et « y a pas de mal à s’faire du bien »! CQFD (merci Maminette!)

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  17. Dans la salle d’attente de mon centre PMA, où j’écris en ce moment même, il y a le numéro de la psychologue du centre, une affiche pour le groupe de parole, des prospectus pour des massages, l’annonce d’une conférence sur l’endométriose… Et les différents gynecos nous ont souvent encouragés à tester médecines douces et relaxation pour diminuer stress, douleur et chagrin. On est bien loti.
    Ça m’attriste de lire plus haut les mots durs qui sortent par colère ou incompréhension, mais quitte à faire exception je ne réfute pas, dans mon cas personnel, le « c’est dans la tête ». Ça m’agace bien sur que des gens me le disent (souvent parce qu’ils ne savent pas quoi dire) mais je me dis et si ? Parce que j’envisage toutes les possibilités et la force de mon inconscient en est une. Et que ma psychanalyse me fait du bien, pas juste sur ce sujet. J’espère que toi Simone tu n’es pas trop attristée par ce qui s’est écrit. Je t’embrasse fort.

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      1. J’ai l’impression qu’un troll a pris le pseudo de Lise pour enfoncer le clou (lise sans majuscule). J’essaie de ne pas prêter attention à ces commentaires fâcheux mais ça tourne dans ma tête… Et moi qui au quotidien côtoie les fertiles comme les nullipares sans faire de distinction, ce soir, après avoir « fêté » nos un an de PMA, fait le bilan des quatre échecs médicaux de l’année, pliée par la douleur des règles qui n’arrivent pas à sortir, je suis blessée de me sentir insultée et je voudrais pouvoir me replier dans ma (blogo)sphère sans craindre d’être jugée, traitée d’hystérique ou considérée comme une pleurnicharde. Elle a sali un peu mon cabinet de médecine douce ce soir. Mais je sais que vous vous serez toujours là pour égayer la salle d’attente. Et je compatis, aujourd’hui « dans le doute », on m’a conseillé d’éviter tous les toxiques. Donc l’alcool, le seul de la liste que je n’ai pas complètement évacué. Donc mon anxiolytique préféré. J’te paye une ginger beer ma caille si tu passes dans le coin. ❤️

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  18. Je citerai une grande auteure en guise de réponse dans ce sketch à la Marcel Beliveau (mais où est la caméra ???). Cette auteure intitulait un chapitre « La boucler avant de l’ouvrir…. » , un autre passage (issu de mon livre préféré) retentissait pour chacune d’entre vous :
    « Je ne connais pas ma voisine. Je l’ai bien cernée, nonobstant. J’ignore son prénom, son âge, son métier mais je peux vous dire ce qu’elle est. » …
    A bien vous relire Lise, (je garde le vouvoiement car nous ne nous connaissons pas, chère voisine de la toile et je ne me sens pas vôtre. Et pourtant…), je pense moi aussi savoir qui vous êtes. On ne tombe pas par hasard sur un blog pma, on ne suit pas un blog semaine après semaine si on n’y est pas relié de près ou de loin. Non.
    Alors, d’où vient cette colère ? Vous vous trompez de cible. Vous vous trompez de porte. Rappelez cette amie avec laquelle vous venez de vous fâcher, celle qui ne vit pas ce même bonheur… Expliquez lui simplement que vous n’avez pas les armes pour l’aider, car oui c’est un combat.
    Et comme chaque soldat, une pmette a besoin d’espoir. Tiens, j’ai rippé, mon correcteur orthographique me propose « épée » pour  » pmette »c’est un comble!!!)
    L’espoir ne passe pas par le corps mais par la pensée. L’espoir, c’est une des seules choses pour lesquelles on les laisse chercher une solution. A elles la liberté de puiser ou non ce qui les porte. Il n’y a pas d’ordonnance pour ça.
    Rassurez-vous, Lise , elles avaient compris avant vous qu’un bébé se niche dans un utérus et pas dans la tête…
    Allez… Elle est où la caméra ??? 😉
    Une « vôtre » qui se sent plus « leur » à ce jour…

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  19. Ma féepinette, ma bonne fée, cette « autre » dotée d’empathie, de compréhension, d’altruisme, de sensibilité, de bienveillance, d’ouverture d’esprit et de tant d’autres choses…Il est possible de comprendre l’infertilité sans y être confronté … ma feepinette en est la preuve et je sais qu’elle n est pas la seule…
    Tu as raison, ça devait être une caméra cachée !!
    Plein de bisous ❤

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  20. Chère Simone, je suis désolée que cet article ait suscité un tel débat et des commentaires blessants pour toi et pour nous toutes. Pourtant comme d’habitude il était parfait dans sa neutralité, sa bienveillance et l’envie d’informer. Je n’ai rien à ajouter à part vive les médecines douces si cela nous aide à affronter la douleur psychique et physique causée par les traitements médicaux et sociaux. Et vive le vin!
    Bisou

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  21. Je suis navrée pour tout ce que ce post « innocent » a suscité… Les médecines douces aident à se sentir mieux dans ces moments où on se sent si mal de ne pas réussir à avoir de bébé. On le sait que parfois on veut y croire plus que la raison ne le voudrait.
    Et j’ai envie de dire que moi expmette, infertile devenue stérile, je continue d’aller chez l’acupuncteur, ce qui me fait du bien et c’est déjà beaucoup, et je ne peux plus être une « hystérique » puisque je n’ai plus d’utérus (ni d’enfant d’ailleurs) 😜 alors je dis c’que je veux, et cette dernière phrase de l. résume tout son mépris. Bref, je vous embrasse, même si je n’aime ni les termes de communauté, fertiles etc.

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  22. Je n’ai pas lu tout les commentaires mais j’ai compris que troll bien désagréable il y avait eu…
    Ça me desole qu’après un article aussi intelligent, des commentaires aussi peu constructifs soient ecrits.
    En tout cas, j’ai moi aussi eu recours à des médecines douces et même si je ne peux pas savoir ce que ça aurait été sans, je suis certaine d’avoir gagné en sérénité pdt les tentatives.
    Plein de bisous Simone

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  23. Coucou Simone,
    J’arrive bien après la bataille !!!
    Je voulais juste te remercier pour ton article qui était top 🙂
    Pour ma part test de la microkiné grâce à toi et comme je le disais dans un com sur un article précédent j’ai apprécié cette séance.
    Et du coup elle m’a conseillé d’aller voir un acupuncteur, j’en ai trouvé un qui prend 30 € la séance et c’est pris en charge en partie par la sécu et en partie par la mutuelle, je précise le tarif car j’ai lu que certaines ne tentent pas les médecines parallèles pour un aspect financier.
    De mon côté je le vois effectivement comme un accompagnement pour me recharger en énergie car je suis totalement à plat depuis ma 2ème fausse couche et pour me détendre.
    Par contre j’ai conscience que ça ne jouera pas sur la réussite ou non de mon prochain TEC, ni sur le fait que ça risque de repartir en fausse couche…
    J’ai aussi essayé dans le passé la sophrologie, j’ai également apprécié pour le côté détente et lâcher prise, le + c’est qu’on peut ensuite le faire toute seule à la maison pour réussir à bien se détendre, le – le prix de 60 € la séance non pris en charge par ma mutuelle 😦

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